Old Master Prints

Vue de la cataracte du Rhin près de Schaffhouse

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Vue de la cataracte du Rhin près de Schaffhouse

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Vue de la cataracte du Rhin près de Schaffhouse (Schaffhausen), peint par Carl Schutz et gravé par Jean Baptiste Lienard.

Eau forte originale sur papier vergé, imprimée vers 1771, extraite de "Recueil d'estampes gravées d'après les tableaux du cabinet de Monseigneur le Duc de Choiseul, par les soins du sieur Basan. Paris, chez l'auteur, 1771".

Dimension de la feuille vergé 28,5 x 21,5 cm, de l'image 19 x 14,5 cm. Très bel état, excellent contraste et encrage.

Pierre François Basan (1723 - 1797), est un graveur, éditeur et marchand d'estampes français. Il publie de 1761 à 1779 six volumes appelés « L’Œuvre de Basan », où il regroupe plusieurs centaines d’estampes, reproduisant les œuvres de grand maîtres hollandais, flamands, français, italiens et allemands (ses propres gravures y occupent une place minime). Il réunit également près de cinq mille plaques de cuivre, dont celles de Rembrandt : en 1786, Basan achète 78 cuivres originaux de Rembrandt à la vente aux enchères du collectionneur et graveur français Watelet. Il est aussi l'éditeur fameux de deux importants recueils d'estampes de reproduction. En 1770, le duc de Choiseul, désirant perpétuer le souvenir de sa galerie de tableaux, s'adressa à Basan pour la reproduire par la gravure. Le travail était déjà commencé lorsque la disgrâce royale s'abattit en décembre 1770 sur le ministre qui se retira en grand seigneur sur son magnifique domaine de Chanteloup. Pressé par des besoins d'argent considérables, Choiseul se résolut à vendre ses tableaux. L'entreprise dont il avait confié la direction à Basan servirait ainsi de publicité à la vente aux enchères. Abandonnant le traditionnel format in-folio des recueils du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle et qu'il conservait pour son Œuvre, Basan adopta ici le format in-4. Il en exposa les raisons dans sa dédicace : « Monseigneur, lorsque vous m'ouvrîtes les trésors de votre cabinet, je pris la liberté de vous proposer d'en faire graver les tableaux dans une forme dont la petitesse n'empêchât pas de reconnoître l'excellence des maîtres qui les ont exécutés ; vous eûtes la bonté d'applaudir à la nouveauté de cette idée, et vous me permîtes de l'exécuter en me confiant les tableaux ; j'ai mis tous mes soins à remplir mes engagemens et votre attente. J'ai composé ce volume d'un format portatif et que l'on peut consulter toutes les fois qu'on voudra rappeler à son imagination l'agrément et les beautés des originaux ». Choffard grava la page de titre dont l'ornementation exalte autant l'ancien ministre de la guerre que l'amateur éclairé. La vente des tableaux de Choiseul se déroula en avril 1772. Pressé par le temps, Basan ne put faire reproduire que 128 tableaux, de maîtres flamands et hollandais essentiellement. Pour exécuter le travail, il avait réuni une équipe de quelque trente graveurs, âgés pour la plupart de vingt à trente ans, élèves de Le Bas, Beau-varlet, Le Mire, etc. Certains, comme le suisse Duncker, le lillois Delvaux ou l'allemand Weisbrod, gravèrent chacun plusieurs estampes. La signature de tous ces artistes n'apparaît que d'une façon fort discrète sur les estampes ; ils étaient les exécutants quasiment anonymes d'une entreprise dont le mérite devait revenir au maître d'oeuvre Basan.